Comment bien choisir son nom de domaine ?

Après des années à expliquer pourquoi et comment choisir un nom de domaine sur différentes plateformes, j'ai décidé de fournir mes 10 conseils pour bien choisir son nom de domaine directement sur mon blog.

Un 🎁 vous attend en bas de l'article une fois que vous l'aurez lu 😊.

Différences entre nom de domaine, un sous-domaine, un label, une extension, une url et un protocole

Structure d'un nom de domaine

Un nom de domaine est constitué d'un label et d'une extension.
Cette extension peut être de premier niveau ou de second niveau, pour cela il suffit de compter le nombre de point.

Sans faire de rappel historique, le nom de domaine a été créé afin de rendre plus facile la mémorisation des adresses IP permettant d'accéder aux machines (les fameux serveurs qui affichent entre autre les pages web de vos sites favoris).

En effet, il est plus simple de se rappeler de https://almiron.consulting que de 46.105.57.169, qui correspond à l'adresse IP du serveur sur lequel nous sommes hébergés.

A noter qu'avec l'arrivée des certificats SSL gratuits de Let’s Encrypt il est très facile de chiffrer les communications entre les visiteurs et votre site. Tous les hébergeurs connus proposent gratuitement l'ajout de ce certificat de type DV (Domain Validation).

J'aborderai dans mon prochain article les différents types de certificats, comment s'en procurer, les avantages et les risques.

Différences entre NewgTLDs, ccTLDs et gTLDs

ccTLDs : Il s'agit de l'acronyme de Country Code Top Level Domaine, qui représentent les extensions pays (et territoires si l'on veut être précis). Elles sont uniquement composées de 2 caractères et se basent sur le code ISO.

Par exemple : .FR pour la France, .MC pour Monaco, .ME pour le monténégro ou encore le .TV pour les Iles Tuvalu.

gTLDs : Nous parlerons alors de Generic Top Level Domaine, qui regroupent toutes les autres extensions dites génériques. Elles sont composées de minimum 3 caractères et ont généralement une signification.

Par exemple : .COM pour la commercial, .NET pour network, mais également .BOUTIQUE ou .SHOP, .BAR, .BEER, .PARIS, .EMAIL ....

En 2013, de nouvelles extensions comme les .email, .paris, .london, .restaurant, .bar, .bot, .ski, .immo, .bzh ...

C'est également l'année où l'on vit la création de .brand (.marque), c'est à dire une extension créée et détenue par une marque.

Mais si, vous avez certainement vu ces publicités avec des .leclerc.cuisinella ou .sncf ...

Quelques données chiffrées

  • Il y a actuellement plus de 331 900 000 noms de domaine enregistrés à travers le monde, toutes extensions confondues.

  • Il existe à ce jour 299 extensions ccTLDs qui correspondent à un pays ou un territoire.
  • Il existe à ce jour 1 248 extensions gTLDs.
    Elles sont réparties comme suit :

    • 1226 extensions new gTLDs
    • 22 extensions legacy gTLDs (c'est à dire historique telles le .com)
  • 3 150 000 .fr (0,9%)

  • 128 500 000 .com (38%)

  • 23 300 000 gTLDs enregistrés dans les nouvelles extensions (7%)

#1 - Facile à prononcer et à écrire tu penseras

Il existe deux manières de de procéder à ce que l'on appelle le "test radio", qui consiste à demander à quelqu'un d'écrire votre nom de domaine une fois que vous lui avez dicté :

  • Je fais appel à un ami
  • Je demande à SIRI (ou Google si je suis sur Android)

Demander à Siri ou Google est un peu moins efficace, car ils possèdent des systèmes de correction des URLs.

Votre ami par contre, si vous lui indiquez à haute voix et sans plus d'explication "mon nom de domain est monseat4U.fr (car vous commercialisez des sièges)" ... je ne suis pas persuadé qu'il l'écrive ainsi 🤔

Vous risquez de voir monsiteforyou.fr ce qui serait plus logique en se basant uniquement sur la version audio de votre nom.

Comme partout, il y a des exceptions mais cela passera alors par l'éducation du public ainsi que par la publicité visuelle.

Si le nom comporte des accents, il est fortement conseillé de les enregistrer également. Plutôt à titre défensif avec une redirection 301 vers votre site principal du fait que les internautes n'ont toujours pas assimilé la possibilité d'écrire des noms de domaine avec accents.

#2 - Au plus court tu feras

Tout le monde sait que la taille n'a pas d'importance ou que plus c'est long mieux c'est ... et bien en nom de domaine, il n'en est rien.

Plus votre nom de domaine sera court, plus il sera facilement mémorisable.

Je vais prendre un exemple tout bête :

Llanfairpwllgwyngyllgogerychwyrndrobwllllantysiliogogogoch.com qui est le nom de domaine d'un village de l'île d'Anglesey au pays de Galles. Avec ses 58 caractères et 51 lettres, il a le nom de ville le plus grand d'Europe.

Alors que des noms de domaine comme t.co, fb.com, w.tf, bit.ly, m6.fr, b.fr ou encore fnac.com sont eux facilement mémorisable et vous pouvez même les saisir directement dans votre barre URL sans avoir besoin de passer par les moteurs de recherche (c'est ce que l'on appelle le "type in").

#3 - Des mots clés avec parsimonie tu utiliseras

Il est intéressant d'utiliser des mots clés afin d'indiquer à google et aux internautes le sujet de votre site web.

Par contre Google fait la chasse à ce que l'on appelle les EMD (Exact Match Domain), qui sont des noms de domaine correspondant à des requêtes faites par les internautes sur le moteur de recherche.

Il est donc fortement déconseillé d'en abuser et de choisir comme nom de domaine par exemple rachat-de-credit-paris.fr sous peine de voir son site pénalisé par Google.

#4 - Chiffres et tirets tu éviteras

Par le passé, il y a eu une mode qui consistait à mettre des chiffres à la place de certains mots (U pour you, 4 pour for, 2 pour to etc ...).

Une marque de l'époque avait eu des problèmes liés à sa complexité, il s'agissait de la société 2xmoinscher.com

Avouez que vous ne l'auriez pas forcément écrit comme cela car on le prononce deux fois moins cher.

Il en va de même avec les tirets, il y avait un tiret ou pas, je ne sais plus où il était d'ailleurs ...

A l'étranger, il faut savoir que le tiret est vu comme un site non officiel, un site potentiellement de phishing et n'inspire pas confiance.

Il est de plus en courant de voir les marques communiquer sur la version toute attachée en utilisant des majuscules en début des mots ou bien des couleurs pour séparer ces derniers.

Exemples : PRICEMINISTER.COM ou bien LesFurets.com

#5 - Ton marché tu sélectionneras

Il est important de garder en tête que les extensions locales sont mieux référencer dans Google (à contenu identique etc ...).

Par exemple il est conseillé d'opter pour un .fr si l'on vise le marché français et un .de si l'on se focalise sur le marché allemand. (l'inverse serait catastrophique).

En terme de communication, il existe deux variantes qui se valent :

  • communiquer uniquement sur son .com (avec ensuite un /fr, /en ...)
  • communiquer sur l'extension du pays visé (.fr pour la France etc ...)

Certaines sociétés utilisent également le .eu pour centraliser l'accès aux sites européens de la marque comme par exemple Sony, ou bien comme porte drapeau de la société en Europe comme Amazon.

#6 - Ta marque tu surveilleras

Il est impossible de protéger l'ensemble des variantes de votre marque.

Il faut apprendre à vivre cybersquatté.

Cependant, encore faut-il être informé des atteintes potentielles et donc être en mesure de décider si oui ou non, il est préférable d'attaquer ou bien laisser passer.

Par exemple, si quelqu'un enregistre mamarque0123456789.com, en fonction de l'usage (phishing, arnaque par email ...) il ne sera pas obligatoirement nécessaire d'agir.

Il existe de plus en plus d'arnaques dont la plus vicieuse consiste à utiliser des caractères IDN (cyrilliques pour la plupart car proche visuellement de certains de nos caractères. C'est ce que l'on appelle du cybersquatting par homoglyphie.

Un récent exemple autour d'un domaine visuellement proche de airfrance.com mais qui est airfrạnce.com . Le titulaire du nom de domaine a remplacé le deuxième A par une lettre équivalente de l’alphabet latin étendu : A avec « anneau souscrit » utilisé dans l’alphabet phonétique. La capture d'écran et la suite à lire sur https://safebrands.fr/securite-dns/airfrance-victime-dune-attaque-homoglyphie-de-nom-de-domaine/.

#7 - Pour la bonne extension tu opteras

Il existe ce que l'on appelle des extensions marketées, c'est à dire qui sont utilisées dans un but différent que celui prévu initialement.

Exemple avec le .TV qui est à l'origine l'extension des iles Tuvalu mais qui depuis est utilisé pour tout ce qui est média télé.

Voici quelques unes de ces extensions : .TV, .ME, .IO, .FM ...
Elles sont d'ailleurs non plus considérées par Google comme des extensions pays, mais comme des extensions génériques (au même titre qu'un .com).

Attention avec les nouvelles extensions : je vous conseille de les utiliser en terme de communication et d'impact visuel sont intéressantes, mais pas comme adresse principale. Il conviendra de faire un redirection 301 et un alias au niveau des emails afin de pointer vers un .com ou .fr. En effet les sites ne sont pas encore prêts (malheureusement) et le partage d'un de vos articles sur LinkedIn par exemple n'affichera pas les données OpenGraph (une image avec un texte personnalisé).

#8 - Vers l'avenir tu te tourneras

S'il est impossible de tout protéger, il faut cependant se poser les bonnes questions.

Quels sont les pays/marchés que je vise à court / moyen / long terme ?

Il ne faut pas attendre le communiqué de presse pour enregistrer votre .DE, si vous prévoyez une implantation en Allemagne. Il sera alors peut-être trop tard et votre nom de domaine aura été enregistré par un petit malin, qui devant l'urgence, vous le cédera moyennant une coquette somme.

#9 - Aux autres marques attention tu feras

Lorsque vous choisirez votre nom de produit ou dénomination sociale, il est fortement conseillé de faire une recherche d'antériorité rapide afin de ne pas avoir de déconvenue plus tard.

Il existe des millions de marques enregistrées en France mais également à travers le monde, vous ne pouvez pas toutes les connaitres, c'est pour cela qu'il existe des bases de données en ligne :

Il existe un équivalent de l'INPI dans chaque pays, donc n'hésitez pas à consulter un Conseil en Propriété Intellectuelle.

Dernier cas en date, la lutte de la marque "pitch" propriété des Brioches Pasquier à l'encontre des sociétés utilisant ce terme pour autre chose que la brioche de la marque. Cette marque a été déposée notamment dans les classes relatives à la formation par exemple. Je vous invite à lire la suite sur http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tech/start-up/2018/02/12/32004-20180212ARTFIG00306-les-brioches-pasquier-refusent-de-se-faire-voler-leur-pitch-par-les-start-up.php.

#10 - Des traductions tu te méfieras

Il peut y avoir quelques surprises lorsque vous souhaiterez exporter votre marque à l'étranger, toujours se renseigner sur les traductions en amont.

Mieux qu'un long discours, quelques exemples ...

Problèmes de traduction des marques

On récapitule :

  • #1 – Facile à prononcer et à écrire tu penseras
  • #2 – Au plus court tu feras
  • #3 - Des mots clés avec parsimonie tu utiliseras
  • #4 - Chiffres et tirets tu éviteras
  • #5 - Ton marché tu sélectionneras
  • #6 - Ta marque tu surveilleras
  • #7 - Pour la bonne extension tu opteras
  • #8 - Vers l'avenir tu te tourneras
  • #9 - Aux autres marques attention tu feras
  • #10 - Des traductions tu te méfieras

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- 14 % de remise sur le module de formation noms de domaine qui aura lieu le 8 mars 2018 à Paris (offre non cumulable)

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By |2018-06-26T07:55:01+00:0014 février 2018|Marketing, Noms de domaine|0 Comments

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